Vous avez manqué la soirée trivia de l’APEUO, mais vous souhaitez tester vos connaissances sur les professeur·e·s enseignant·e·s et leurs négociations ? C’est le moment de vous rattraper ! Faites le quiz ci-dessous !
Ou révisez les questions et les réponses ici.
Question 1 – Qu’est-ce qu’un·e professeur·e enseignant·e ?
Réponse : Un·e spécialiste ou un·e professionnel·le qui enseigne sous contrat.
Nous sommes plus de 2 800 professeur·e·s enseignant·e·s à l’Université d’Ottawa, et nous mettons notre expertise au service de disciplines aussi variées que le droit, le génie, l’histoire, la sociologie, les mathématiques, la musique, la rédaction, les soins de santé et bien d’autres. Nous enseignons plus de la moitié de tous les cours de premier cycle à l’université, y compris de nombreux cours magistraux de grande taille en première et en deuxième année.
Question 2 – En quoi les professeur·e·s enseignant·e·s (APEUO) se distinguent-ils des professeur·e·s régulier·ère·s (APUO)?
Réponse : Toutes ces réponses…
- Les membres de l’APEUO ne savent pas s’ils enseigneront à la prochaine session.
- Le travail de recherche des membres de l’APEUO n’est pas rémunéré et ils ont peu ou pas accès à des subventions de recherche.
- Les membres de l’APEUO travaillent sous contrat.
Nous sommes embauché·e·s par cours et, à l’exception de quelques membres bénéficiant de contrats à long terme, nous devons présenter une nouvelle candidature chaque session pour enseigner les mêmes cours ou des cours similaires.
Pendant ce temps, des sections de cours sont supprimées et les classes sont surchargées, privant certain·e·s professeur·e·s enseignant·e·s de travail lorsque leurs cours habituels sont annulés, parfois avec très peu de préavis.
Question 3 – Quel est le salaire brut d’un·e professeur·e enseignant·e qui enseigne une charge à temps plein (7 cours)?
Réponse : 69 692 $
Le salaire de base pour un cours de trois crédits est de 9 956 $. Même en enseignant quatre cours par année, nos revenus demeurent inférieurs à 40 000 $.
En comparaison, les assistant·e·s d’enseignement gagnent 6 532,50 $ pour un contrat typique de 130 heures, soit près des deux tiers de notre rémunération, alors que les professeur·e·s enseignant·e·s conçoivent les cours, donnent les leçons magistrales, corrigent les travaux et forment leurs assistant·e·s d’enseignement.
De plus, nos salaires stagnent tout au long de notre carrière, sans possibilité d’avancement ni de promotion.
À titre comparatif, les professeur·e·s APUO occupant des postes entièrement consacrés à l’enseignement gagnent 99 377 $ ou plus pour six cours, avec des possibilités d’augmentation salariale, de promotion et d’accès à des postes administratifs bien rémunérés.
L’écart parle de lui-même : nous effectuons un travail d’enseignement comparable, mais sans rémunération, sécurité d’emploi, ni perspectives de carrière équivalentes.
Question 4 – Quand les professeur·e·s enseignant·e·s savent-ils ou elles quels cours ils ou elles enseigneront?
Réponse : Entre juin et deux semaines après le début de la session.
Les dates d’attribution des contrats varient d’un département à l’autre, et de nombreux·ses professeur·e·s enseignant·e·s ne savent pas quels cours leur seront confiés avant la fin de l’été. Il devient alors difficile de préparer les plans de cours, de commander le matériel pédagogique et de planifier à l’avance, tandis que les étudiant·e·s demeurent dans l’incertitude quant aux personnes qui enseigneront leurs cours.
C’est pourquoi nous demandons qu’une date limite fixe soit établie pour l’attribution des contrats d’enseignement à chaque ronde de négociations. Cette mesure ne coûterait rien à l’université, mais donnerait à tout le monde plus de temps pour se préparer à la rentrée universitaire.
Question 5 – Lequel des éléments suivants n’est pas couvert par les assurances des professeur·e·s enseignant·e·s?
Réponse : Les soins de la vue et les soins dentaires.
Ce n’est pas tout à fait vrai. Les professeur·e·s bénéficiant de contrats de nomination à long terme ont accès à une couverture dentaire pour certains soins de base, du moins. Les membres réguliers, quant à eux, n’y ont pas accès.
Nous devons payer entièrement de notre poche nos examens de la vue et nos aides visuelles.
Notre régime d’assurance couvre certains traitements et services médicaux, mais seulement pour un nombre limité de séances.
Question 6 – Combien de sièges au Bureau des gouverneurs ont les professeur·e·s enseignant·e·s?
Réponse : Aucune.
Le Bureau des gouverneurs supervise les finances, l’administration, les nominations aux postes de direction et les salaires à l’Université d’Ottawa.
Pourtant, malgré la mission fondamentale de l’université en matière d’enseignement et de recherche, les voix du milieu universitaire y sont sous-représentées. Le Bureau ne compte que quatre membres du corps professoral titulaire, aux côtés de représentant·e·s étudiant·e·s et du personnel. La plupart des membres externes proviennent quant à eux de la direction d’organisations, d’entreprises publiques et du secteur privé, particulièrement du milieu des affaires.
Qui décide de la manière dont les ressources universitaires sont dépensées? Nous croyons que les personnes qui enseignent et mènent des recherches doivent avoir davantage voix dans les décisions qui influencent directement la qualité de l’éducation et la mission de l’université.
Question 7 – Pourquoi les professeur·e·s enseignant·e·s négocient-ils et elles le renouvellement de leur convention collective?
Réponse : Parce qu’une convention collective doit être mise à jour régulièrement afin d’améliorer les conditions de travail et de les adapter aux nouvelles réalités.
Notre convention collective est échue depuis août 2025. Alors que le coût de la vie augmente et que les responsabilités liées à l’enseignement évoluent, nos conditions de travail doivent suivre le rythme. Malgré des mois de négociations, nous sommes encore loin d’une entente sur des enjeux majeurs.
La grève n’est jamais notre premier choix, et nous savons qu’elle perturberait les études des étudiant·e·s. Toutefois, la détérioration des conditions d’enseignement menace également la qualité de l’éducation. Nous avons proposé plusieurs solutions constructives qui n’entraînent aucun coût supplémentaire pour l’université, mais sans avancées significatives, un conflit de travail pourrait devenir le seul moyen d’obtenir des conditions de travail et d’apprentissage équitables.
À long terme, les conséquences de l’inaction seront bien plus dommageables que les perturbations temporaires causées par une grève.
Question 8 – Vrai ou faux : Les revendications de l’APEUO reposent uniquement sur des demandes monétaires.
Réponse : Faux.
La plupart des enjeux au cœur des négociations concernent des conditions de travail non financières qui pourraient être facilement améliorées grâce à des négociations menées de bonne foi. Nos revendications portent notamment sur les processus d’embauche, la charge de travail, la représentation au sein des instances décisionnelles de l’université et l’accès à des ressources, comme un bureau où nous pouvons vous rencontrer!
Toutes nos revendications découlent d’un seul objectif : recentrer l’université sur sa mission première, soit la qualité de l’éducation.
Question 9 – Comment vont les finances de l’Université pour l’année 2025-2026?
Réponse : Ils enregistrent un surplus de 56,2 millions de dollars pour la dernière année.
L’Université affirme avoir « généralement retrouvé sa santé financière », évoquant une hausse de 3,4 % de ses revenus « grâce à un solide plan de redressement et aux efforts soutenus de notre communauté ».
Mais que signifient concrètement ces « efforts soutenus »? L’administration centrale exerce des pressions sur les facultés pour qu’elles réduisent leurs budgets de fonctionnement, les encourageant à rivaliser pour trouver des économies, selon la formule bien connue : « faire plus avec moins ».
Les conséquences se font déjà sentir : moins de ressources, moins d’assistant·e·s d’enseignement, des sections de cours supprimées et des classes de plus en plus grandes. Tout cela au nom des économies, mais à quel prix pour les professeur·e·s enseignant·e·s et la qualité de l’éducation?
Question 10 – Combien l’université fait-elle d’argent avec vos frais de scolarité ?
Réponse : 684 059 000$
1 621 237 000$, c’est la somme des revenus de l’université. Comme vous voyez, vous êtes la principale source de revenus, plus du tiers vient de vos poches!
Les étudiant·e·s internationaux·ales, dont le nombre a légèrement diminué dans les dernières années en raison des nouvelles dispositions pour l’obtention des visas d’études, rapportent encore près de 280 millions. C’est une part gigantesque puisqu’ils ne comptent que pour 15 % de la population étudiante.
Question 11 – Quelle part des dépenses de l’Université représentent les salaires des professeur·e·s enseignant·e·s (qui enseignent, pour rappel, plus de la moitié des cours)?
Réponse: 2%.
L’ajustement salarial que réclament les professeur·e·s enseignant·e·s n’entraînerait pas automatiquement une hausse des droits de scolarité. Après des années de hausses salariales inférieures à l’inflation, plusieurs d’entre nous peinent à joindre les deux bouts et doivent occuper des emplois supplémentaires, ce qui leur laisse moins de temps pour préparer leurs cours, corriger les travaux et accompagner les étudiant·e·s.
Pendant ce temps, l’université affiche un surplus de plus de 56,2 millions de dollars et un nombre record d’inscriptions, tout en continuant d’élargir son administration supérieure, de supprimer des cours et de refuser de répondre à nos revendications salariales.
Il est temps d’obtenir une rémunération équitable pour un travail équivalent. Les étudiant·e·s méritent une éducation de qualité, et les professeur·e·s enseignant·e·s méritent des conditions de travail qui leur permettent de l’offrir.
Question 12 – Pourquoi les négociations de l’APEUO sont-elles importantes pour les étudiant·e·s ?
Réponse : Les conditions de travail des membres de l’APEUO sont les conditions d’apprentissage des étudiant·e·s.
L’issue de ces négociations aura un impact direct sur vos conditions d’apprentissage dans la plupart de vos cours. Si les professeur·e·s enseignant·e·s obtiennent ce qu’ils réclament, cela pourrait considérablement enrichir votre expérience à l’université. Les conditions de travail que nous revendiquons sont simplement celles qui nous permettent d’offrir à nos étudiant·e·s une haute qualité d’enseignement.
Question 13 – Combien de piquets de grève faut-il pour bloquer le campus principal en cas de grève ?
Réponse : Le plus possible !
En septembre, nos membres ont voté à 88,2 % en faveur de la grève. Depuis, nous nous mobilisons et nous nous préparons à toutes les éventualités. Bien que nous souhaitions éviter la grève, la meilleure façon d’y parvenir est de bien s’y préparer.
La semaine prochaine, nos membres commenceront à former leurs responsables de piquetage afin d’assurer des lignes de piquetage sécuritaires, bien organisées et bien équipées.
Si une grève devient nécessaire, les étudiant·e·s et les membres de la communauté seront les bienvenu·e·s à nos côtés! Les lignes de piquetage sont une occasion de faire preuve de solidarité, d’échanger nos expériences et de défendre ensemble des conditions de travail équitables et une éducation de qualité.
Question 14 – Qu’est-ce que vous pouvez faire pour soutenir vos professeur·e·s enseignant·e·s pendant les négociations ?
Réponse : Toutes ces réponses…
- Participer à la campagne de lettres en cours. Cliquez ici pour en savoir plus.
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